Dominique Strauss Khan, le président du Fonds Monétaire International, doit apparaître devant le tribunal pour répondre aux accusations de viol.  Une demande d’analyse ADN a été faite pour trouver de l’évidence et l’audience au tribunal a été reportée. L’audition de l’homme de 62 ans, accusé d’agression sexuelle et de séquestration, aura bientôt lieu.

C’était la nuit de dimanche dernier que l’équipe d’avocats représentant M. Strauss-Kahn a annoncé que d’autres tests ADN sont nécessaires pour prouver la culpabilité de M. Strauss-Kahn s’il est en effet coupable. M. Strauss-Kahn allait bientôt quitter son poste à la tête du FMI pour s’orienter vers la vie politique française et se présenter comme le candidat du Parti Socialiste aux prochaines élections présidentielles, où il serait le rival du président actuel, M. Nicolas Sarkozy.

Le viol présumé aurait eu lieu à l’hôtel où se logeait M. Strauss-Kahn, près de Times Square. Une femme de chambre, âgée de 32 ans, entrait pour nettoyer sa chambre à 13 heures. Selon le témoignage de la femme, Strauss-Kahn serait soudainement sorti de la salle de bains, tout nu, et l’aurait agressée. Elle aurait essayé de s’échapper, mais il l’a enfermée dans sa chambre. Ensuite il serait parti de l’hôtel, tout en laissant quelques affaires personnelles derrière, notamment son téléphone portable.

Ceci a généré des soupçons, puisqu’il paraissait avoir quitté sa chambre à la hâte. Il a été arrêté dans sa cabine de première classe au bord de l’avion qui allait se décoller en direction de Paris. M. Strauss-Kahn a un arrangement spécial avec Air France, qui lui permet d’obtenir à la dernière minute des places de première classe.

M. Strauss-Kahn a été arrêté. Il a été mis dans un alignement de 5 hommes et la victime a dû l’identifier. La crédibilité de la femme de chambre a aussi été soutenue par son employeur, qui a confirmé qu’elle travaillait à l’hôtel depuis 3 ans et son travail était “irréprochable”.

Les média français sont sont toujours sous le choc et ébahis. Cette affaire survient à un moment très difficile et pour la vie politique française et pour la zone euro en crise.

L’analyse ADN devra être effectuée sur le lit, dans la salle de bains et sur toute autre surface avec laquelle l’agresseur et la victime aurait eu contact. Des analyse ADN seront aussi réalisés sur les égratignures trouvées sur le corps de Dominique Strauss-Kahn.