En cas de doute concernant l’identité du père d’un bébé à naître, il est techniquement possible d’effectuer un test de paternité prénatal qui permet de confirmer ou infirmer la paternité du père présumé. Cependant, la procédure implique quelques risques et soulève d’importantes questions éthiques à prendre en considération.

Le test de paternité prénatal non invasif

Le test de paternité prénatal non invasif permet d’établir l’identité du père d’un bébé avant même sa naissance et sans aucun danger pour la santé de la future maman ou du bébé. A la différence des tests de paternité prénataux invasifs, qui demandent une intervention médicale comportant des risques pour la santé du bébé, le test ADN non invasif ne demande qu’une simple prise de sang de la mère et un échantillon d’ADN du père présumé, qui peut être facilement prélevé par un prise de sang aussi. Ce test peut être réalisé à partir de la 10e semaine de la grossesse et ses résultats sont tout aussi précis et fiables que ceux d’un test de paternité après la naissance.

Les Tests ADN en Grossesse Invasif

Tout d’abord, le test de paternité en grossesse (ou un test paternité prénatal) implique dans la plupart des cas l’utilisation d’une méthode invasive de prélèvement d’ADN. Bien qu’il existe aujourd’hui une procédure qui permet d’extraire l’ADN du bébé à naître du sang de sa mère, les résultats fournis par ce moyen ne sont pas encore aussi fiables que ceux obtenus à l’aide d’un prélèvement invasif.

Ce dernier peut consister en un prélèvement par voie abdominale, à l’aide d’une aiguille guidée par l’échographe, ou par voie vaginale. Les deux peuvent avoir de conséquences négatives plus ou moins graves sur la santé de la mère comme sur celle du bébé. Bien que le risque d’effets négatifs, tels le saignement vaginal, la fuite du liquide amniotique, ou la fausse couche, ne soit pas grand, ce risque existe néanmoins et doit être tenu en compte. La question qui se pose en premier est donc de savoir si le test ADN prénatal est suffisamment important pour justifier la décision de prendre le risque. On peut attendre après la naissance de l’enfant pour faire une test de paternité post-natal.

En même temps, il ne faut pas négliger le droit de la mère et du père présumé de connaître l’identité du père biologique. En outre des implications juridiques de la paternité, telles la nationalité ou les droits d’héritier de l’enfant, l’angoisse et le stress qui peut accompagner les doutes concernant la paternité peut avoir des effets négatifs sur la santé de la mère – et par conséquent à celui du bébé – plus graves même que l’amniocentèse ou le choriocentèse effectuée pour prélever l’ADN pour le test de paternité.

Il est à noter qu’en France la loi actuellement en vigueur ne permet pas la recherche en paternité en dehors du cadre d’une procédure juridique, et cela s’applique également au test de paternité prénatal.